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Souffler sur l'eau

Publié le par عيس ا بو ا نس

Q : Quel est le regard de la religion sur le fait de souffler sur l'eau ?

 

R : Le fait de souffler sur l’eau se divise en deux parties :

 

Premièrement, il y a le fait d’espérer par ce geste la bénédiction (Tabarruk). Ceci est interdit et fait partie du polythéisme, car la salive d’une personne n’est pas un moyen d’obtenir la bénédiction et la guérison.

On ne pouvait demander la bénédiction que par les restes (Âthâr) du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, de son vivant et après sa mort, s’ils existaient encore : comme par exemple, ses cheveux conservés par Um Salama, qu’Allah l’agrée, dans un récipient en argent, et par lesquels elle guérissait les malades. Elle versait un peu d’eau sur les cheveux, remuait, puis donnait cette eau aux malades.

En dehors du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, il n’est pas permis de chercher la bénédiction par la salive, la sueur, le vêtement ou autre. Tout moyen non légitime utilisé pour une cause, constitue un acte de polythéisme, puisque l’auteur se substitue à Allah de cette manière, dans les sens où il prétend avoir créé une cause qui produit un effet.

 

Deuxièmement, il y a le fait de souffler après avoir lu du Coran, par exemple la sourate al-Fâtiha, qui est une forme d’exorcisme (Ruqiya) que l’on peut pratiquer sur un malade.

Il n’y a pas de mal à lire al-Fâtiha, puis de souffler en émettant un peu de salive, car ceci a été pratiqué par les Pieux Prédécesseurs et utilisé par beaucoup d’entre eux, et c’est bénéfique avec la permission d’Allah.

Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, soufflait dans ses mains (réunis en forme d’écuelle) au moment de se coucher, en lisant les sourates Le Monothéisme Pur, L’Aube Naissante et Les Hommes, puis les passait sur son visage et toutes les parties du corps qu’il pouvait atteindre.1

 

Et Allah est Celui Qui accorde le succès.

 

  • Fatwa de cheikh Otheimine

  • Fatâwâ al-cAqîda, , page 314-315.

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1 Al-Bukhârî dans le chapitre de la médecine (5748) ; Muslim dans le chapitre de la paix (2192)