Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

l'Obeisance aux Gouverneurs en Islam(part2)

Publié le par عيس ا بو ا نس

 

Le cheikh Hafidh ibn Ahmad Hakami a confirmé cette règle dans son livre "A'lam assounnah al-manchoura" page 173 dans la réponse à la question 161 en disant : "La mécréance est de deux sortes : une grande mécréance qui fait sortir totalement de la Foi, c'est la mécréance du coeur qui annule la parole du cœur et l'action du cœur ou l'un des deux. Et une petite mécréance qui annule la plénitude de la Foi et non son existence. C'est la mécréance par l'acte qui n'annule ni la parole du cœur, ni l'action du cœur et qui ne l'implique pas nécessairement" (fin de citation)

 

Ibn ‘Abbass et l’ensemble des savants ont appliqué cette règle dans la parole d’Allah ta’ala : «Et ceux qui juge par autre chose que ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les Mécréants

»

 

Ibn ‘Abbass a dit : « Celui qui renie ce qu’Allah a révélé a mécru, mais celui qui l’accepte sans juger avec, celui là est un égaré, un Fâciq »

 

Rapporté par Tabari dans son exégèse d'après Al-Mouthna ibn Ibrahim d'après 3abdoullah ibn Salah d'après Mou'awiya ibn Salah d'après Ali ibn Abi Talha d'après ibn 'Abbas

Cette chaîne est bonne (Hassan), les gens qui la composent sont de confiance. Il y a des paroles sur  Mou'awiya ibn Salah et sur  Ali ibn Abi Talha qui ne font pas descendre leur Hadiths en dessous du niveau "Bon" (Hassan).

 

Quant à la coupure apparente entre Ali ibn Abi Talha et ibn 'Abbass, le Hafidh ibn Hajar a dit dans "Tahdhib attahdhib" (7/339) : "Ali ibn Abi Talha [...] il n'a pas entendu directement de ibn 'Abbass, entre les deux il y a Moujahid

"

 

Et il dit également dans "Al-3ijâb fi bayan al-Asbâb" (1/207) : "Ali est véridique, il n'a pas rencontré Ibn 'Abbass, mais il a seulement rapporté de la part de ses compagnons de confiance. C’est pour cela que Al-Boukharie, ibn Abi Hatim et d'autre ce sont appuyé sur cette chaîne"

(Voir le livre de cheikh Salim Al-Hilâli « Qourrat oul-3ouyoun »)

 

La parole de Ibn ‘Abbass et de ses compagnons montre que cet acte – juger par autre chose que les lois d’Allah – n’est pas semblable au fait de se prosterner devant une idole ou d’insulter le Messager sallallahou ‘alayhi wa sallam. Cet acte n’implique pas nécessairement la mécréance dans le cœur, parce que « il se peut qu'il soit amené à commettre cet acte par peur des représailles d'autres personnes, qui seraient plus puissantes que lui, s'il ne l'appliquait pas. Auquel cas il serait, vis à vis d'eux, un enjôleur. Dans ce cas nous disons qu'il est semblable aux autres enjôleurs dans les autres actes de désobéissance» (Citation d’une parole de cheikh Al-Outheimin)

 

L’explication de Ibn ‘Abbass du verset sachant qu’aucun compagnon ne l’a contredit est sans aucun doute le chemin des croyants qu’Allah nous a ordonné de suivre. Le silence des compagnons est une approbation de leur part. c’est pour cela que Ibn Al-Qaym a dit : « ceci est l’explication de Ibn ‘Abbass et de la totalité des compagnons dans la parole d’Allah : «Et ceux qui juge par autre chose que ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les Mécréants» » (Madârij assalikin tome 1 page 336)

 

Cette explication de Ibn ‘Abbass se dresse tel une montagne devant les nouveaux Khawârijs. Ils veulent la contourner de la manière suivante :

 

Ils ont dit : Ibn ‘Abbass vise les Khawârijs de l’époques. Ses paroles s’appliques aux gouverneurs de bani oumaya et de bani Al’Abbass et non pas aux gouverneurs de notre époque. En effet, les khawârijs rendaient mécréant ceux qui commettaient les grand péchés alors que les gouverneurs de bani oumayya et de bani Al-Abbass jugeaient avec les lois d’Allah. Simplement, ils commettaient quelques fois des péchés, ils contredisaient la loi d’Allah sur certaines affaires par passion. Légiférer des lois générales n’était pas un acte existant à l’époque de Ibn ‘Abbass. Cela est venu à l’époque des tatars. Donc, ibn ‘Abbass ne visait pas ce type d’acte dans son explication.

 

Réponse : La parole de Ibn ‘Abbass est générale dans son explication du verset. Sachant en plus qu’il connaissait la cause de sa révélation : Le fait que les juifs on légiféré une loi générale qui contredit la loi d’Allah. Il n’est donc pas permit de restreindre les paroles de ibn ‘Abbass aux gouverneurs de bani Oumayya et de ban Al-‘Abbass sans preuve probante.

 

L’imâm Tabari (décédé en 310H) a dit au sujet de la parole d’Allah : « <et ceux qui ne jugent pas selon ce qu’Allah a révélé ceux là sont les Mécréants » :

« Pour moi, la parole la plus exacte est celle qui dit que ce verset vise les Mécréants parmi les gens du livre parce que les versets qui le précèdent et qui le suivent sont descendus à leur sujet. Tous ces versets (avant et après le verset en question) les visent en particulier, il est donc plus exact de dire que ce verset-ci les concerne également.

Si on nous rétorque : Allah ta’ala a généralisé le jugement à tous ceux qui ne juge pas selon les lois d’Allah, comment donc pouvez vous restreindre sa porté ?

Il lui sera répondu : Allah ta’ala a généralisé l’énoncé en parlant de gens qui ont renier le jugement d’Allah. Il a donc dit en parlant d’eux que leur délaissement du jugement d’Allah de la manière qu’ils l’ont délaissé  faisait d’eux des Mécréants. Est ceci vaut pour toute personne qui délaisse le jugement d’Allah par reniement. Il aura mécru en Allah, comme l’a dit Ibn ‘Abbass. Et ceci parce que son reniement du jugement d’Allah après avoir su qu’il l’a révélé dans son livre est semblable au reniement du statut de prophète après avoir su qu’il est un prophète. » (fin de citation : tome 6 page 257)

 

L’imâm tabari montre bien le porté général de la parole de Ibn ‘Abbass

 

De même ibn kathir n’a pas limité la porté des paroles de ibn ‘Abbass et de ses compagnons aux gouverneurs des bani Oumayya et des bani Al-‘Abbass :

 

Ibn Kathir a dit dans son Tafsir (2/62) : « c’est pour cela qu’il a dit «Et ceux qui juge par autre chose que ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les Mécréants». Car ils – les juifs - ont sciemment renié le jugement d’ALLAH , par rébellion et intentionnellement. » (fin de citation)

 

Puis il a dit à la page 65 de manière générale au sujet du musulman : « Quant à Sa parole « et ceux qui jugent par autre chose que ce qu’Allah à révélé, ceux là sont les injustes » , nous avons vu précédemment que Tâouss et 3aTâ ont dit que c’est une mécréance en dessous de la mécréance, une injustice en dessous de l’injustice, et une perversité en dessous de la perversité ». (fin de citation)

 

Ibn Kathir a justifié la mécréance des juifs par leur reniement et non pas simplement par le fait qu’ils ont légiféré une loi générale. Quant au musulman qui commet cet acte, il a choisit la parole de Ibn ‘Abbass et de ses compagnons « une mécréance moindre » : c'est-à-dire qu’à la base cet acte ne fait pas sortir de l’Islam au même titre que le reste des grand péché.

Les tatars ne sont pas venus avec du nouveau que ibn ‘Abbass ne connaissait pas. Ils ont rendu licite le fait de juger avec le yâssiq, et il ont même rendu cela préférable au fait de juger avec les lois d’Allah parce qu’ils « le considéraient (Gengis Kan) comme le plus grand messager auprès d’ALLAH, dans ce qu’il leur a apporté de sunna et de législation issues de sa tête et de ses passions. » (Madjmou3 fatâwa 28/521-522).

 

Donc du coup, la parole de Ibn kathir dans son livre « Al-Bidâya wa nihâya » (1/119): « Et celui qui délaisse la législation claire révélé sur Mohammad bnou Abdillah, le sceau des prophètes et recourt pour juger à une législation parmi les législations abolies a mécru. Alors que dire de ceux qui juge avec le Yâsiq et lui donne la prééminence sur la législation d’Allah. Celui qui fait cela à certes mécru de par le consensus des musulmans »(fin de citation).

 

Cette parole signifie que celui qui délaisse le jugement en rendant cela licite est un mécréant, et encore plus s’il ne se contente pas de le rendre licite mais donne en plus la prédominance au Yasiq plutôt qu’à la loi d’Allah.

 

Délaisser le jugement peut être accompagné d’une mécréance dans le cœur ou pas. Le jugement de la personne dépend de ça. C’est pour cela que l’Imâm Tabari a dit : « Allah ta’ala a généralisé l’énoncé en parlant de gens qui ont renier le jugement d’Allah. Il a donc dit en parlant d’eux que leur délaissement du jugement d’Allah de la manière qu’ils l’ont délaissé faisait d’eux des Mécréants » .

 

En faisant cette précision « de la manière qu’ils l’ont délaissé » l’Imâm Tabari montre que le simple délaissement ne rend pas mécréant. Mais c'est plutôt le délaissement par reniement qui est visé.

 

Ils ont également dit : Légiférer est un droit exclusif d’Allah, donc celui qui légifère une loi générale contredisant la loi d’Allah c’est érigé en égale à Allah et l’a concurrencé dans ce droit. Il est donc mécréant.

 

Réponse : l’imâm châtibi dans son livre « Al-I3tisam » (1/51) a dit :

 

« L'innovateur s'est mis au niveau de celui qui imite le législateur, car le législateur a mis en place des législations et a imposé aux créatures de suivre leurs voies. Il est le seul à faire cela, parce qu'il a jugé entre les créatures dans ce sur quoi ils divergeaient. Si Les créatures avaient été capable de légiféré, les législations n'auraient pas été révélées, il ne serait restée aucune divergence entre les créatures, et on aurait pas eu besoin de l'envoi des messagers -prière et salut d'Allah sur eux-.Celui qui innove dans la religion d'Allah, s'est rendu semblable et égale à Allah car il a légifère avec le législateur, il a ouvert une porte à la divergence, et a rejeté la volonté du législateur à être seul à légiféré

»

 

Tout innovateur est un législateur. Donc si tout législateur était un mécréant, alors tout innovateur serait également un mécréant. Or personne ne dit que tout innovateur est un mécréant.

 

Par conséquent il faut forcément faire un distinguo comme l’a fait l’imâm châtibi lorsqu’il a dit au sujet de l’innovateur : « On pourrait comprendre de sa volonté de compléter les troues laissé par le législateur qu’il sait ce que le législateur ne sait pas. Si c’est ce qui est visé par l’innovateur alors c’est de la mécréance envers la législation et le législateur, mais si ce n’est pas cela qui est visé alors c’est un égarement claire »

 

S’il croit vraiment être un égale d’Allah ou supérieur, il est évident que c’est un mécréant. Et ceci est une mécréance du cœur.

Ibn Al-Qaym a dit dans son livre « Al-Jawâb Al-Kâfî » tome 1 page 94 :

 

« La réalité du chirk c'est d'imiter le créateur et de faire ressembler la créature au créateur […] En sachant cela alors parmi les trait propre à la divinité il y a la prosternation : celui qui se prosterne pour un autre que lui, il a fait ressembler la créature au créateur.

il y a également le tawakkul : celui qui pratique le tawakkul sur un autre que lui, il l'a fait ressemblé à lui. il y a également la repentance (tawba) : celui qui fait tawba à un autre que lui, il l'a fait ressemblé à lui. il y a également le fait de jurer par son nom par éloge et considération pour lui : celui qui jure par autre que lui, il l'a fait ressembler à lui.

Tout ceci concerne le fait de faire ressembler la créature au créateur.

Quant au fait d'imiter Allah : [...] et si le Mousawwir qui fabrique des images de sa main sera parmi ceux qui auront le plus douloureux châtiment le jour du jugement simplement parce qu'il aura imiter Allah dans la fabrication, que dire alors de celui qui imite Allah dans la seigneurie et dans le fait d'être adoré ? ».

 

Tu voit que le dessinateur a imité Allah dans la fabrication et n’est pourtant pas mécréant pour autant.

 

Quant aux savants qui ont distingué le fait de légiféré des lois générales et juger par autre chose que les lois d'Allah dans une affaire, ils n'ont fait cette distinction qu'en se basant sur une opinion. Ils disent que légiférer une loi générale ne peut provenir que d'une personne qui a une mécréance dans le coeur. ils sont donc tous d'accord avec la règle évoqué depuis le début.

 

Mouhammad ibn ibrahim a dit dans ses fatwa (1/80) :

 

« Celui qui juge avec – c'est-à-dire les lois forgés – ou appelle à juger avec en croyant que cela est autorisé, il est alors mécréant d’une mécréance qui le fait sortir de la religion. Mais s’il le fait sans croire que cela est permis. Il est alors mécréant d’une mécréance par les actes (koufr ‘amalî) qui ne fait pas sortir de la religion. » (fin de citation)

 

Cette hypothèse – qu’il puisse le faire sans mécréance dans le cœur – empêche de le rendre mécréant de manière absolu. La divergence des savants sur le fait que forger des lois générales implique une mécréance dans le cœur ne permet pas de considérer cet acte comme une mécréance majeure au même titre que se prosterner devant une idole ou insulter le messager.

 

Le cheikh de l’Islam a dit : « Le Takfir n’est pas une histoire de probabilité » (assarim al masloul 3/963)

 

Et il a dit :

 

Il est établie dans le recueil de Sahih d'aprés Thâbit ibn Dhahâk d'aprés le prophète sallallahou 'alayhi wa sallam : "Celui qui maudit un croyant, c'est comme s'il le tuai, et celui qui rend mécréant un croyant c'est comme s'il le tuai"

Et il est établie dans le Sahih que celui qui dit a son frère "Ô mécréant" alors l'un des deux le mérite

Si Faire le Takfir d'un individu pour l'insulter équivaux à un meurtre, alors que dire du Takfir en croyant réellement qu'il est mécréant ? Ceci est pire que le meurtre !

 

 

La distinction que font certains contemporains entre le jugement générale et le jugement particulier est d'une telle importance que si elle avait été adopté par ibn kathir, ibn taymiya et ibn Al qaym alors ils n'auraient pas manqué de l'évoquer clairement et longuement. Mais ont s'aperçoit qu'il n'en est rien, et ceux qui veulent leur faire prononcer cette distinction s'appuient sur des paroles ambigues qu'ils interprêtent.

 

1) Ibn Kathir

 

Ibn Kathir c'est contenté de dire : « Quant à Sa parole « et ceux qui jugent par autre chose que ce qu’Allah à révélé, ceux là sont les injustes » , nous avons vu précédemment que Tâouss et 3aTâ ont dit que c’est une mécréance en dessous de la mécréance, une injustice en dessous de l’injustice, et une perversité en dessous de la perversité ». (fin de citation)

 

A aucun moment il ne précise que cette parole ce limite aux affaires particulières jugé par un juge et que dans le cas des lois générales c'est la mécréance absolu. Cette distinction est trop importante pour qu'il n'y ai pas consacré un paragraphe !

 

De plus il ne se serait pas contenté de dire :

 

« c’est pour cela qu’il a dit «Et ceux qui juge par autre chose que ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les Mécréants». Car ils – les juifs - ont sciemment renié le jugement d’ALLAH , par rébellion et intentionnellement. » (fin de citation)

 

Il met en avant leur reniement du jugement d'Allah et pas le fait qu'ils ont légiféré un jugement générale qui contredit la loi d'Allah claire.

Pourquoi insiste il sur le reniement alors que d'aprés certains ibn kathir fait partie de ceux qui considèrent qu'il suffit de légiféré une loi générale pour être mécréant (avec ou sans reniement) ?

 

2) Ibn Al-Qaym

 

ibn al-Qayyim a dit dans « madâridj assalikîn » tome 1 page 274-275 (traduit en français par "le sentier des itinérants") :

 

Le Koufr se divise en deux : le grand Koufr et le petit Koufr.

Le grand Koufr, c'est ce qui implique la perpétuité en enfer.

Le petit Koufr : il implique l’execution de la sentence mais pas la perpétuité [dans le feu]. […] c'est l'explication de Ibn 'Abbass et de la totalité des compagnons au sujet de la parole d'Allah : « Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux là sont les Mécréants (Kâfiroun )» (fin de citation)

 

Il parle du Koufr en générale et donne l'exemple du verset sur lequel il nous explique que la totalité des compagnons l'a compris comme l'a compris ibn 'Abbass.

 

puis il nous donne l'explication du verset en l'appliquant sur l'exemple du juge qui juge une affaire particulière en disant :

 

Le plus exacte est : juger par autres chose que ce qu'Allah à révélé englobe les deux Koufr : le petit et le grand.

Et cela en fonction de l'état de celui qui juge.

S'il croit que dans cette affaire il est obligatoire de juger selon ce qu'Allah a révélé, mais ne le fait pas, en sachant pourtant qu'il mérite le châtiment, c'est alors un petit Koufr. Et s'il ne croit pas à l'obligation, ou bien croit qu'il peut choisir, tout en ayant la conviction que c'est la loi d'Allah, c'est alors un grand Koufr. Mais s'il l'ignorait et s'est trompé, il reçoit le jugement de ceux qui se sont trompé. (fin de citation)

 

Et bizarrement il n'évoque à aucun moment dans ce paragraphe entièrement dédié à ce sujet le cas de celui qui légifère une loi générale.

Vu l'importance de cette distinction - s'il l'avait réellement adopté - il n'aurait pas manqué de la mettre en exergue. Mais non, rien !

Pourquoi ?

Tout simplement parce qu'il ne fait pas cette distinction. Le seul critère qu'il prend en compte pour differencier le petit koufr du grand koufr au sujet de ce verset c'est la mécréance intèrieur. Peut importe que cela porte sur une affaire particulière ou dans un jugement générale !

 

Son évocation du juge qui juge une affaire constitue un exemple et non pas une restriction de son explication à ce seul cas de figure.

 

La seul fois où ibn Al-Qaym a fait une difference entre jugement générale et jugement particulier il s'est contenté de dire que le jugement générale était plus dansgereux pour celui qui l'émet que le jugement particulier parce qu'il concerne plus de musulman. il n'a pas parler de mécréance.

Voici ce qu'il dit dans son livre 'I3lâm al mouwaqi'în"

 

Citation:

 

 

 

إعلام الموقعين عن رب العالمين ، اسم المؤلف: أبو عبد الله شمس الدين محمد بن أبي بكر بن أيوب بن سعد الزرعي الدمشقي الوفاة: 751 هـ ، دار النشر : دار الجيل - بيروت - 1973 ، تحقيق : طه عبد الرؤوف سعد

فَكُلُّ خَطَرٍ على الْمُفْتِي فَهُوَ على الْقَاضِي وَعَلَيْهِ من زِيَادَةِ الْخَطَرِ ما يَخْتَصُّ بِهِ وَلَكِنْ خَطَرُ الْمُفْتِي أَعْظَمُ من جِهَةٍ أُخْرَى فإن فَتْوَاهُ شَرِيعَةٌ عَامَّةٌ تَتَعَلَّقُ بالمستفتى وَغَيْرِهِ

 

وَأَمَّا الْحَاكِمُ فَحُكْمُهُ جُزْئِيٌّ خَاصٌّ لَا يَتَعَدَّى إلَى غَيْرِ الْمَحْكُومِ عليه وَلَهُ فَالْمُفْتِي يُفْتِي حُكْمًا عَامًّا كُلِّيًّا أَنَّ من فَعَلَ كَذَا تَرَتَّبَ عليه كَذَا وَمَنْ قال كَذَا لَزِمَهُ كَذَا وَالْقَاضِي يَقْضِي قَضَاءً مُعَيَّنًا على شَخْصٍ مُعَيَّنٍ فَقَضَاؤُهُ خَاصٌّ مُلْزِمٌ وَفَتْوَى الْعَالِمِ عَامَّةٌ غَيْرُ مُلْزِمَةٍ فَكِلَاهُمَا أَجْرُهُ عَظِيمٌ وَخَطَرُهُ كَبِيرٌ

إعلام الموقعين ج 1 ص 38

 

 

 

 

 

Le danger auquel s'expose le moufti, le juge (Qâdhi) s'y expose également avec en plus les dangers qui sont propre à sa fonction. Mais d'un autre coté, le danger auquel s'expose le moufti est bien supérieur à celui du juge car ses fatwas représentent une législation générale qui concerne celui qui a demandé la fatwa, mais également d'autres personnes en dehors de lui.

Quant au juge, son jugement est restreint et n'a d'impacte que sur lui même et celui qu'il juge . Mais le moufti, lui, il émet des jugements généraux : "Celui qui fait tel chose méritera tel chose, et celui qui dit tel parole alors cela impliquera tel chose". Le juge, lui, juge dans une affaire particulière pour un individu particulier. Son jugement est contraignant.

Tandis que la Fatwa du Savant est générale et non contraignante.

Dans les deux cas la réconpense est énorme et le danger est grand.