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Jalâl Ad-Dîn As-Suyûtî

Publié le par عيس ا بو ا نس

Jalâl Ad-Dîn As-Suyûtî

 


Son nom et sa famille et ses surnoms: L’auteur nous parle de son lignage et dit : « Notre lignage comprend le nom de Khudayrî. Je ne sais pas à quoi il correspond si ce n’est que c’est le nom d’une localité de Baghdâd. Aussi, une personne en laquelle j’ai confiance m’a informé qu’il a entendu mon père - qu’Allah lui fasse miséricorde – dire que son grand père n’était pas arabe, ou qu’il était d’orient. Il semble qu’il soit originaire de cette contrée irakienne. ». C’est son père qui lui donna le surnom de Jalâl ad-dîn. On l’appelait aussi ibn al-kutub qui signifie le fils des livres. Et ce, parce que son père, étant un homme de science, demanda à son épouse de lui amener un de ses livres… elle accoucha devant sa bibliothèque.

 Son cheikh ‘izz ad-dîn ahmad ibn ibrâhîm al-kinânî l’a surnommé  abou al-fadl.

 Sa naissance, son enfance: L’auteur poursuit en disant : « Je suis né après la prière du maghrib la nuit d’un dimanche du mois de rajab en l’an 849 de l’hégire. »…« J’ai grandi orphelin, j’ai appris le coran par cœur alors que je n’avais que huit ans. J’ai ensuite appris al-‘umda et manhâj la jurisprudence et ses fondements et le livre alfiyya ibn mâlik 

 Sa quête du savoir, ses cheikhs et ses voyages: L’auteur nous explique : « Le premier livre que j’ai écrit est charh al-isti’âdha wa al-basmala. J’ai longuement étudié auprés du cheikh ‘ilm ad-dîn al-bulqînî pour ce qui est de la jurisprudence, de même que cheikh al-Manâwî. Pour ce qui est de la langue arabe et du hadith j’ai étudié auprès de cheikh Taqî ad-dîn ach-chiblî durant quatre ans. Je ne me suis pas séparé de lui jusqu’à ce qu’il meurt. J’ai appris plusieurs sciences auprès de Muhî ad-dîn al-kâfîjî qui m’a remis plusieurs attestations de savoir d’une grande valeur.

 J’ai pu voyager –par la grâce d’Allah – dans la région du châm, au hijâz, au yemen aux indes  au maroc et à tikror. En accomplissant mon pèlerinage à la Mecque, j’invoquais Allah en buvabt de l’eau de zam zam en Lui demandant, entre autre, d’atteindre le niveau de cheikh sirâj ad-dîn al-balqînî en fiqh et d’ibn hajar al-‘asqalânî dans les sciences du hadith. »

Son érudition dans les sciences: « Il m’a été donné l’érudition dans sept sciences : l’exégèse le hadith la jurisprudence la grammaire et trois autres sciences de la langue arabe al ma’ânî, al-bayân, al-badî’. Ces dernières sciences que j’ai apprises selon la méthode des arabes les plus éloquents, non pas celle des non arabes et autres philosophes. Aussi, je pense avoir atteint, en ce qui concerne ces sept domaines du savoir, un niveau qu’aucun de mes cheikhs n’aient atteint. Et à plus forte raison de ceux qui n’ont pas atteints le niveau de mes cheikhs. Et si je souhaiterai écrire un ouvrage dans chacune de ces sciences en y exposant les différents avis accompagnés de leurs preuves rationnelles et scripturaires, de leurs tenants et aboutissants ainsi que leur réponse, je le pourrai sûrement. Non pas par mes moyens ni mes capacités, mais par la grâce d’Allah. »… « Je tiens ces propos pour évoquer les bienfaits d’Allah à mon égard. Non pas par orgueil. D’ailleurs, que peut-on donc rechercher dans ce bas monde avec orgueil…alors que je suis sur le point de le quitter, que la vieillesse se lit sur mon visage, et que mes plus belles années sont derrière moi. »

« Au début de mes études, j’avais commencé à étudier la logique. Mais Allah précipita en mon cœur une certaine répugnance vis-à-vis de cette science. De plus, j’avais entendu qu’Abu Salâh avait émis une fatwa indiquant que l’apprentissage de cette science était interdit. J’ai donc délaissé cette science en raison de cette fatwa. Mais Allah me l’a rendu par la science du hadith qui est la plus noble des sciences. »

Ses écrits : Al-Ghazî  dit : « Il a écrit de nombreux ouvrages, complets, excellents, faisant office de référence et jouissant de considération. Ses écrits étaient d’au moins cinq cent. Il poursuit en disant : « ses mérites et ses qualités sont innombrables. Et s’il n’avait que ce nombre impressionnant d’ouvrages composés avec une grande justesse, cela suffirait comme preuve de miracle et pour quiconque croit au destin. »

L’imam Chawkânî dit dans son livre albadr attâli’ : « Les écrits de Suyûyî dans chacune des sciences dans lesquelles il s’est essayé sont reconnus par les savants. Ils sont largement diffusés dans toutes les contrées. En revanche, Suyûtî n’échappa pas à la jalousie dont certains furent preuves devant ses qualités, de même que certains nièrent ses mérites. »

 

As-Suyûtî  s’isole du reste des gens :  An-Najm dit dans son al-kawâkib as-sâira «A l’âge de quarante ans, il se consacra essentiellement à l’adoration, se retrancha pour se retrouver avec Allah, il Lui vouait tout son temps se détournant de ce bas monde et de tous les gens qui le peuplent, comme s’il n’y connaissait personne. Il se mit alors à composer de nombreux ouvrages et cessait d’émettre des fatwas et d’enseigner. Il s’en excusa même dans un de ses livres qu’il intitula at-tanfîs. Il résida dans son rawdat al-miqyâs et ne le quitta pas jusqu’à sa mort. Il n’entrouvrait pas les fenêtres de sa maison qui donnaient alors sur le Nil. Les gouverneurs et les savants venaient le visiter et lui proposaient de l’argent. Et il le refusait. ». 

 

Son décès : Il s’éteignit après l’appel à la prière du fajr ce vendredi 19 du mois de jumâda al’ûla en l’an 911 de l’hégire. Qu’Allah l’ait dans sa large miséricorde et qu’Il le rétribue de la meilleure façon.

Qu’Allah prie pour notre prophète Muhammad sa famille et ses compagnons.