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Charh Nawaqid Islam De Cheikh Abdelaziz Ar-rajahi(Quatrièmement)

Publié le par عيس ا بو ا نس


Quatrièmement : Quiconque croit qu’une voie autre que celle du Prophète est plus parfaite que sa voie, et que le jugement d’une autre personne est meilleur que son jugement, tel que celui qui préfère le jugement des Tawaghites à son jugement, alors c’est un mécréant.

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Explications :

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Quiconque croit qu’il existe une voie meilleure que celle du Prophète, en déclarant par exemple :

"La voie des philosophes ou celle des sabéens ou celle des soufis est meilleure que celle de Mouhammad. Il y a dans ces voies la guidée ou une guidée équivalente à celle du Prophète."

Alors c’est un mécréant.

Il n’y a pas de voie meilleure que celle du Messager d’Allah, il [le messager d’Allah] ne parle pas sous l’effet de la passion mais c’est une révélation qui lui est révélée !

Ainsi, quiconque déclare qu’il y’a une voie meilleure ou semblable à celle du Prophète, comme celui qui prend comme religion ou cherche à se rapprocher d’Allah par la voie des philosophes, des sabéens, des soufis ou autre, alors c’est un mécréant apostat.

De même, s’il croit qu’il y a un jugement meilleur que le jugement du Prophète, tel que celui qui croit que le jugement avec les lois instaurées par les hommes est meilleur que le jugement avec la Chari’a (les lois de l’Islam), alors c’est un apostat selon l’unanimité des musulmans.

Et pareillement, s'il croit que juger avec les lois instaurées par les hommes équivaut au fait de juger avec la Chari’a, c’est un mécréant également.Aussi, s’il croit que gouverner avec la Chari’a est meilleure que de gouverner avec les lois instaurées par les hommes, mais qu'il est autorisé de juger avec les lois instaurées par les hommes, comme celui qui dit par exemple :

« L’homme a le choix, il lui est permis de juger avec les lois instaurées par les hommes et il lui est permis de juger avec la Chari’a. Mais la Chari’a est meilleure. »

Alors, cet individu est mécréant à l’unanimité des musulmans. Car l’homme n’a pas le choix. Et cet individu a rejeté ce qui est nécessairement connue de tous [ma’loum mina dine bi daroura].

Ainsi, juger avec la Chari’a est une chose obligatoire pour toute personne.
Et celui-là affirme :

« Il n’est pas obligatoire de juger avec la Chari’a et il est permis à l’homme de juger avec les lois instaurées par les hommes. »

Alors, celui-là est mécréant, même s’il dit : « Les lois de la Chari’a sont meilleures. »

En nous basant sur ceci, nous affirmons :

- S’il juge avec les lois instaurées par les hommes en croyant qu’elles sont meilleures que la Chari’a, c’est un mécréant.

- S’il juge avec les lois instaurées par les hommes en croyant qu’elles sont équivalentes à la Chari’a, c’est un mécréant.

- Et s’il juge avec les lois instaurées par les hommes, en croyant que le jugement avec la Chari’a est meilleure, mais qu’il a le droit de juger avec les lois instaurées par les hommes, c’est aussi un mécréant.

Dans ces trois cas de figures, l'individu est mécréant.

Il y’a un quatrième cas de figure, c'est lorsque un homme juge avec les lois instaurées par les hommes ou avec une loi instaurée par les hommes dans un sujet ou une affaire, tout en étant convaincu que juger avec la Chari’a est obligatoire, et qu’il n’est pas permis de juger avec les lois instaurées par les hommes et par autre que ce qu’Allah a révélé, qu'il est injuste et qu’il mérite d’être châtié, mais, son âme, ses passions et son diable ont pris le dessus jusqu’à qu’il juge par autre que ce qu’Allah a descendu.

Il a jugé par autre que ce qu’Allah a révélé pour en faire profiter le condamné ou pour lui porter préjudice. Il cherche à en faire profiter le condamné car c’est son ami, ou un de ses proches, ou son voisin.

Ou bien, il porte préjudice au condamné car c’est son ennemi, tout en croyant que juger par ce qu’Allah a descendu est obligatoire et qu’il commet un péché. Alors, celui-là est tombé dans la petite mécréance et il ne sort pas de l’Islam.

Ainsi, le fait de juger par autre que ce qu’Allah a révélé se présente sous quatre cas de figure, trois d’entre eux sont une grande mécréance (faisant sortir de l’Islam) et le quatrième est une petite mécréance (qui ne fait pas sortir de l’Islam).

Thème : Le jugement concernant le fait de retirer la Chari’a dans sa totalité et de juger [à la place] avec les lois instaurées par les hommes


S’il instaure des lois complètes et retire la Chari’a dans sa totalité de la tête aux pieds, alors celui-là a changé la religion. Et à ce sujet, un groupe de savants est d'avis qu’il a mécru car il a changé la religion d'Allah. Ceci est la fatwa qui a été émise par son éminence Cheikh Mouhammad Ibn Ibrahim -Qu'Allah lui fasse miséricorde- le Mufti d'Arabie saoudite précédent. Il a dit :

« Celui-là a changé la religion de la tête aux pieds, non pas dans une affaire seulement, mais il a changé les lois dans leur totalité , il a retiré la Chari'a dans sa totalité et l’a remplacée par les lois humaines dans toutes [les affaires de l'Etat] petites ou grandes. »

Cheikh Ibnou Baz est quant à lui d'avis que même s’il change la religion, il doit croire qu'il est permis de juger par les lois instaurées par les hommes et que la preuve lui soit apportée (pour qu’il sorte de l’Islam).

Donc, ceci est le cinquième cas de figure qui est lorsqu’il change la religion d'Allah. Il y'a également un sixième cas de figure, c'est lorsque le juge (ou gouvernant) fait tout son possible et déploie des efforts pour connaître le jugement religieux, mais se trompe et juge par erreur avec autre que ce qu'Allah a révélé. Dans ce cas, il n'est pas considéré mécréant ni pécheur, il s'agit plutôt d'un Moudjtahid. Il aura une récompense conformément à la parole du Prophète :

« Si le juge a fait tout son possible (pour atteindre la vérité) puis l’atteint, alors, il a deux récompenses. Et s’il a fait tout son possible et s’est trompé, alors, il a une récompense. »


Ainsi, celui-ci, son erreur est pardonnée et il aura une récompense pour son effort. Et s’il fait tout son possible puis atteint la vérité, il aura deux récompenses : une récompense pour son effort et une récompense pour avoir atteint la vérité.